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Votre enfant se plaint du talon après le soccer, la course ou les sauts ? La maladie de Sever est une cause fréquente pendant la croissance. L’objectif est de vérifier la cause, de soulager la douleur et d’organiser une reprise adaptée des activités.

Qu’est-ce que la maladie de Sever ?

Le terme médical est « apophysite calcanéenne ». Il décrit une irritation de la zone de croissance située à l’arrière de l’os du talon, près de l’attache du tendon d’Achille. Cette zone n’a pas encore la même solidité que l’os mature.

Les tractions et les impacts répétés peuvent la rendre douloureuse, particulièrement lors d’une poussée de croissance. Les sports avec course et sauts sont souvent concernés, mais un enfant moins sportif peut aussi présenter des symptômes. Le mot « maladie » ne signifie pas qu’il s’agit d’une infection.

Quels signes les parents peuvent-ils remarquer ?

  • Une douleur derrière, sur les côtés ou parfois sous le talon.
  • Une gêne après la course, les sauts ou une longue activité.
  • Une douleur qui diminue au repos puis revient au sport.
  • Une sensibilité à la pression ou une boiterie.
  • Un seul talon ou les deux talons peuvent être touchés.

Demandez à l’enfant de montrer l’endroit précis et d’expliquer quand il a mal. Il peut modifier sa façon de marcher sans se plaindre beaucoup. Ne supposez pas qu’il s’agit simplement d’un manque de motivation pour le sport.

Pourquoi faire vérifier le diagnostic ?

L’histoire, la croissance, les activités, la marche, la souplesse du mollet et l’examen du talon permettent d’orienter le diagnostic. Un choc, une fracture, une infection ou un autre problème peuvent aussi causer une douleur. Une radiographie n’est pas toujours nécessaire et ne confirme pas à elle seule une maladie de Sever ; elle peut servir à rechercher une autre cause. Évaluation de la maladie de Sever

Apportez les chaussures de sport, les bas et les éventuels supports. Mentionnez un changement récent d’entraînement, plusieurs équipes simultanées ou une douleur qui se manifeste aussi au repos.

Comment soulager le talon ?

Adapter le sport à la douleur

Le niveau d’activité dépend de la douleur et de la présence d’une boiterie. Une diminution des courses, sauts et entraînements peut être nécessaire. Il ne faut pas demander à l’enfant de jouer malgré une douleur importante. Une activité mieux tolérée peut parfois être maintenue.

Vérifier les chaussures

Une chaussure devenue petite, un contrefort irritant ou une semelle usée peuvent ajouter de l’inconfort. Le pied doit avoir assez d’espace. Le confort et l’amortissement doivent correspondre à l’activité ; aucun modèle de marque n’est obligatoire.

Discuter d’un coussinet, d’une talonnette ou d’un support

Un coussinet peut amortir l’appui ; une talonnette peut modifier la traction à l’arrière du talon. Un support plantaire préfabriqué ou sur mesure peut être envisagé selon l’évaluation. Le sur-mesure n’est pas automatique et le dispositif doit être revu avec la croissance et les changements de pointure.

Exercices et soulagement

Des étirements doux du mollet et un renforcement peuvent être introduits au moment approprié. Le froid protégé par un linge peut aider temporairement. Les médicaments éventuels doivent être choisis selon l’âge, le poids et les antécédents avec un professionnel ; ne transposez pas une dose d’adulte.

Si la marche reste très douloureuse

Une protection temporaire par botte peut parfois être indiquée. Elle doit être prescrite et suivie, avec des consignes pour l’école, les déplacements et la reprise. Options de prise en charge

Comment organiser le retour au sport ?

La reprise se planifie en fonction de l’évolution. Marcher sans boiter, tolérer les activités ordinaires et augmenter graduellement les exercices sont des repères utiles. Le volume d’entraînement ne doit pas revenir d’un seul coup au niveau précédent.

Échangez avec l’entraîneur sur les activités à modifier. La douleur pendant l’effort et le lendemain aide à décider s’il faut ralentir. Une compétition prévue ne constitue pas, à elle seule, un critère de reprise.

Est-ce que cela peut revenir ?

Des épisodes peuvent récidiver pendant la croissance, notamment quand les activités augmentent. Une maladie de Sever typique cesse d’être un problème une fois la zone de croissance arrivée à maturité. Il n’est pas nécessaire d’imposer à tous les enfants le port d’orthèses jusqu’à un âge fixé à l’avance.

Une évolution inhabituelle, une douleur toujours présente malgré les adaptations ou un changement de symptômes demandent de revoir le diagnostic et le plan.

Quand demander un avis rapide ?

Une douleur intense après une blessure, une incapacité à prendre appui, une fièvre, une rougeur marquée, une masse ou une douleur nocturne inhabituelle nécessitent un avis. Une boiterie persistante doit être évaluée, même si l’enfant est en pleine croissance. Repères d’évaluation de la boiterie chez l’enfant

Pour savoir où consulter au Québec dans une situation non urgente, Info-Santé 811, option 1 peut vous orienter.

Questions fréquentes

Mon enfant doit-il arrêter tous les sports ?

Pas systématiquement. La décision dépend de la douleur, de la boiterie et de l’évaluation. Une adaptation temporaire peut suffire dans certains cas ; d’autres nécessitent une pause.

Est-ce la même chose que la fasciite plantaire ?

Non. La zone de croissance du talon est ici au centre du problème. Le programme d’un adulte ne doit pas être appliqué automatiquement à l’enfant.

Faut-il une orthèse sur mesure dès le départ ?

Non. Les chaussures, les activités et des solutions simples sont d’abord à examiner. Une prescription sur mesure répond à une indication individualisée.

Une évaluation adaptée à votre situation

Dr Bochi, podiatre · Complexe de santé Reine-Élizabeth
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Mise à jour documentaire : 4 octobre 2026.