Anatomie
La plaque plantaire est une structure résistante située sous l’articulation à la base d’un orteil. Avec les ligaments voisins, elle contribue à stabiliser l’orteil lors de l’appui. L’articulation du deuxième orteil est particulièrement exposée aux contraintes.
Une inflammation de la capsule articulaire est appelée capsulite. Elle peut accompagner une surcharge ou une lésion de la plaque plantaire, sans nécessairement signifier qu’il existe déjà une déchirure. Une instabilité progressive est parfois décrite comme un syndrome de préluxation.
Causes
Une lésion peut survenir après un traumatisme ou se développer progressivement sous l’effet de pressions répétées. Un oignon, un deuxième métatarsien relativement long ou une raideur du mollet peuvent modifier la répartition des charges et favoriser une surcharge à la base du deuxième orteil.
Symptômes
- Douleur sous l’avant-pied, souvent à la base du deuxième orteil.
- Gonflement et impression de marcher sur un petit caillou.
- Gêne à la marche ou au chaussage.
- Orteil qui se soulève, s’écarte ou change progressivement de position.
Lorsque les tissus de soutien se distendent ou se déchirent, l’articulation peut devenir instable. Dans les formes avancées, un orteil en marteau ou un chevauchement du gros orteil peut apparaître. Cette évolution n’est pas identique chez tous les patients.
Diagnostic
Le diagnostic repose sur l’examen du pied, la localisation de la douleur et l’évaluation de la stabilité de l’orteil. Des radiographies peuvent préciser l’alignement et rechercher une cause osseuse ou articulaire. Une imagerie complémentaire, notamment une IRM, peut être indiquée lorsqu’une déchirure est soupçonnée.
L’évaluation aide aussi à distinguer cette affection d’autres causes de douleur à l’avant-pied, comme un névrome de Morton.
Traitement non chirurgical
Une prise en charge précoce peut soulager les symptômes et réduire les contraintes sur l’articulation. Selon l’examen, elle peut comprendre :
- Repos relatif et adaptation des activités douloureuses.
- Glace protégée par un tissu, si elle est appropriée.
- Analgésiques ou anti-inflammatoires lorsque l’état de santé le permet.
- Strapping ou petite attelle pour soutenir l’orteil, selon les indications du professionnel.
- Étirements du mollet lorsqu’une raideur contribue au problème.
- Chaussures à semelle suffisamment rigide, parfois à bascule, et espace adéquat pour les orteils.
- Orthèses ou coussinets adaptés pour diminuer la pression sous l’articulation.
Ces mesures sont ajustées à la stabilité de l’orteil et ne garantissent pas la réparation d’une déchirure importante.
Traitement chirurgical — Référence à un orthopédiste
Si une chirurgie est envisagée pour une lésion de la plaque plantaire, le patient sera référé à un orthopédiste pour une évaluation spécialisée et la prise en charge chirurgicale.
Une intervention peut être discutée si la douleur et l’instabilité persistent malgré les traitements conservateurs ou si la déformation est importante. Elle peut comprendre la réparation de la plaque plantaire et la correction de problèmes associés, comme un oignon, un métatarsien trop long ou un orteil en marteau.
Le plan est individualisé. Une raideur ou une récidive de la déviation reste possible, particulièrement dans les formes avancées. L’orthopédiste précise les bénéfices attendus, les limites et la réadaptation.
Consulter un podiatre
Une douleur sous l’avant-pied ou un orteil qui commence à changer de position mérite une évaluation. Prenez rendez-vous à la Podiatrie du Complexe de santé Reine-Élizabeth, à Montréal, pour discuter d’un plan adapté.